Quand les filières parallèles font de l’ombre aux Centres VHU agréés

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Bruxelles avait annoncé, en 2000, vouloir atteindre pour le 1er janvier 2015, un taux de réutilisation et de valorisation de 95% et un taux de réutilisation et de recyclage de 85%.

A ce jour, seul les chiffres de 2014 ont été communiqués, et on constate que l’objectif pour 2015 ne sera pas atteint. Le Conseil National des Producteurs Automobiles (CNPA) annonce des chiffres de 87.1% pour la valorisation et de 82.6% pour le recyclage pour 2015. Des résultats non atteints dûe à une filière illégale et aux broyeurs non agréés.

Dans toute la France, on dénombre plus de 1 600 Centres VHU agréés par l’Etat, constituant le dernier maillon de la chaîne du secteur automobile. Ce domaine a été très réglementé afin d’éviter le maximum de fraudes, cependant certains persistent. Entre 2011 et 2012, la filière légale des VHU a constaté une baisse de 20% en approvisionnement qui a donc entrainé une chute sans précédent des chiffres, causé par ce réseau.

Ces filières illégales et centres non habilités « ne réalisent pas la dépollution dans les règles de l’art, et constituent un frein économique pour le développement de la filière régulière et des emplois correspondants », dénonçait le ministère de l’Intérieur et de l’Ecologie.
Et depuis 2006, 13% d’entre elles n’ont jamais fourni de déclaration à l’ADEME, déclarait Patrick Poincelet, démolisseur et président de la branche recyclage du CNPA.

L’Etat a mis en place, dès 2013, afin de lutter contre ce fléau, une action interministérielle contre les casses sauvages, qui représentent 30% des véhicules qui ne rentreraient pas dans la filière agréée. Depuis cette action menée, 480 inspections dont 309 situations irrégulières ont été constatées. Mais c’est aussi 238 mises en demeure de régularisation qui ont été prononcées.

Cependant certains centres atteindront ce taux sans oublier qu’en France, chaque année c’est quelque 1 million de véhicules qui arrivent en fin de vie générant quasi autant de tonnes de déchets.

Opisto et la filière agréée, disposant d’un agrément préfectoral, s’engagent au niveau de la dépollution des véhicules et de la traçabilité des pièces afin d’en assurer la provenance.


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